Le biais, c’est le tissu coupé à 45 degrés par rapport au droit-fil. Il s’étire, il épouse, et il continue de bouger longtemps après la coupe. Chez nous, cette robe reste donc pendue quarante-huit heures sur le mannequin avant qu’on touche à l’ourlet, parce que le satin descend de deux ou trois centimètres, jamais de la même façon à gauche et à droite. La première que nous avons ourlée trop tôt s’est retrouvée avec une pointe sur le côté, comme une nappe mal posée. On ne l’a fait qu’une fois.
Sur le corps, elle ne cache rien. Le ventre, les hanches, la couture de la culotte : tout se lit à travers le satin. Si vous aimez votre bassin tel qu’il est, ou si ça vous est égal, elle est formidable. Si vous voulez vous sentir tenue, essayez plutôt Ganse ou Surjet, on ne sera pas vexées.
Le dos nu en V descend bas, donc pas de soutien-gorge classique. Les fortes poitrines ont besoin de bonnets cousus dans la doublure, on le fait sans supplément. Reste le satin lavé, qui marque à la goutte d’eau. Tenez votre verre loin de vous.





