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Robe de mariée Surjet portée en atelier, vue de face, en Crêpe et dentelle
Robe de mariée Surjet vue de dos, devant un fond de papier écru
Détail de la robe Surjet : coupe et finitions en gros plan

Il y a dans l’atelier une marche en bois, posée devant le miroir, qui ne sert qu’à cette robe. Vous montez dessus, vous descendez, vous vous asseyez sur le tabouret d’à côté. Toute la réussite d’une sirène tient à la hauteur où la jupe s’évase. Trop haut, on perd la ligne. Trop bas, vous marchez en pingouin jusqu’au dessert. Le crêpe s’arrête ici à deux doigts sous le genou, et nous déplaçons ce point pour chaque femme, à la craie, pendant que vous marchez.

Les godets de dentelle sont assemblés au crêpe par un surjet à la main, tout petit, qui donne son nom à la robe. Sur ce raccord, la machine tire et fronce, alors on y passe une après-midi. Personne ne le verra, sauf votre cousine qui coud.

Elle va aux femmes qui ont des hanches et des fesses et ne voient pas pourquoi les cacher. Sur une silhouette très droite, le résultat reste sage : essayez-la sans espérer qu’elle fabrique des courbes. Les bretelles larges couvrent celles d’un vrai soutien-gorge, et le dos en U s’arrête juste au-dessus de la bande, ce qui est rare dans ce genre de robe et simplifie la vie. Danser un rock reste envisageable. Le madison aussi.

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