Il s’arrête aux épaules, ou un peu dessous, et il ne gêne personne. C’est le voile de celles qui veulent en porter un sans avoir à s’en occuper : vous pouvez monter en voiture, passer une porte, serrer quelqu’un dans vos bras. Le tulle est en polyamide souple, plus tenu que la soie, et il fait un peu de volume autour du visage. Nous le coupons arrondi, sans fronces sur le dessus, pour éviter l’effet communiante.
Tout le travail est dans le bord. Un ourlet roulotté se roule entre le pouce et l’index, quelques centimètres à la fois, avec un point tous les cinq millimètres. Sur du tulle, ça se rebiffe. Certaines couturières se mouillent le bout des doigts pour que ça tienne, et nous ne dirons pas lesquelles. Il y a quatre mètres de bord, soit un peu plus de quatre heures, et le prix se comprend tout de suite.
Il va bien sur les robes simples et sur les courtes : Organdi, Lisière, Plumetis. Sur les manches de Smocks, nous avons essayé, et on aurait dit une tente.



