Trois mètres de tulle de soie, coupés net, sans aucune bordure. Rien ne vient arrêter le regard, et rien ne retient le tissu non plus : le tulle de soie est si souple qu’il tombe presque comme de l’eau, là où le tulle de nylon reste en l’air et fait moustiquaire. C’est ce qui justifie le prix, et c’est ce qui le rend fragile.
Un talon s’y prend, une boucle de ceinture, le fauteuil de la rangée d’à côté. Réparer un accroc dans du tulle de soie, nous savons le faire, et ça reste visible pour qui cherche. Il faudra donc une personne de garde, qui marche derrière vous et pense à ramasser avant que vous vous retourniez. Dehors, sur les quais de Saône, à la moindre brise, il ira où il veut. Les photographes adorent. Les coiffeuses moins.
Il est monté sur un peigne simple, qui se pique à l’arrière de la tête et s’enlève après la cérémonie. Il ne va pas avec tout : sur Point de bourdon, avec sa traîne brodée, ça fait trop de choses à porter. Sur Biais ou Entre-deux, il laisse voir le dos, ce qui est l’idée.



